Eléonor FABRA-PORTAL

expositions

 

 

 

Eléonor FABRA PORTAIL

 

 

 

 

 

Eléonor FABRA PORTAIL - Le scribe
 

 

 

 

 

 

 

 

Eléonor FABRA PORTAIL - Montmagny, FRANCE--

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La carrière artistique d'Eléonor FABRA PORTAIL est atypique : après une licence en droit à Montpellier, ce fut "Sciences-Po" à Paris, puis pendant des années, elle se partagea entre une famille de quatre enfants et une activité professionnelle sans relation avec l'art.

Puis en 1980, elle tourne la page : non pour rechercher un autre "réel", mais poussée par une nécessité interieure d'aller au plus vrai, c'est à dire ce qui est "ressenti", et jusque là, resté occulté.

C.R.E.A.R., Centre de formation aux métiers d'art, lui permit de découvrir la céramique. Pendant deux ans, elle s'initia aux secrets des argiles, des émaux et des cuissons et sous l'influence des ateliers qu'elle fréquenta à Paris, traça progressivement sa voie dans l'univers de la sculpture qui lui permit de donner à la forme, le fond qui la sous-tend dans une tension vers la cohérence entre les deux : hisser l'enfoui jusqu'à la lumière, retenir l'éphémère d'un geste, d'un regard, d'une expression, d'une impression..., et aussi évoquer la relation de l'artiste au monde et à la vie.

Toutes les oeuvres sont à l'origine modelées en argile.

Démarche plastique et poétique à la fois, le dialogue avec la terre est charnel : travailler l'argile est plus une histoire de communauté d'appartenance que de maîtrise sur elle. La maîtrise, il en faut, mais elle est technique, elle est l'outil nécessaire à l'expression de la pensée, qui trouve dans ce materiau vivant la plasticité de tous les possibles. Reflet et survivance de la nuit des temps, le geste de modeler questionne l'argile humblement.

Les Epreuves d'artiste sont ensuite reproduites dans des materiaux tels que bronze, résine, plâtre ou bois, par des techniques appropriées.

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Les sculptures présentées ici sont des modèles agrandis inspirés des "NETSUKE", petits objets utilitaires en ivoire, qui ont tenu une grande place dans la tradition vestimentaire du Japon.

Le NETSUKE était, en effet, un objet servant à porter suspendus à la ceinture : boîtes, étuis ou sacoches pour les clés, la monnaie ou tout autre chose à transporter car le vêtement japonais ou kimono était dépourvu de poches. Littéralement NE ( racine) - TSUKE (accrocher)

De la grosseur d'un abricot, le netsuke était placé au-dessus de la ceinture. Il comportait dans son design des trous dans lesquels était passée une cordelette qui retenait l'étui, la boîte ou sacoche. Il faisait en quelque sorte office de taquet. il devait donc être résistant, travaillé sous toutes ses faces et ne devait comporter aucune aspérité qui puisse abîmer le vêtement. Les netsuke pouvaient revêtir plusieurs formes (ronds, plats, ... )

Progressivement, il joua un rôle important dans les signes extérieurs de richesse de ses propriétaires qui en commandaient la réalisation aux "netsuke-shi" (sculpteurs de netsuke) dans des matériaux précieux tels :

  • différentes essences dures et nobles (ébène, buis, cerisier, if, ...)
  • Ivoire d'éléphant, de morse, de cachalot...
  • Laque pure, corail, os, corne, porcelaine, métal
  • Fruits séché et sculpté.

Cette coutume et l'usage qui en fut fait donnèrent lieu au développement d'un artisanat très sophistiqué, savant et créatif, qui puisait son inspiration dans un large éventail de sujets non dépourvus de connotation symbolique ou d'allusion aux légendes :

  • La flore : légumes (courge), fleurs ( chrysanthème), fruits (kaki, pêche)
  • Vie quotidienne et métiers ( castes, classes sociales)
  • Bestiaire fantastique et personnages mythologiques
  • Dieux et personnages mythiques (Bouddhisme, taoïsme)

Utilisée en Chine (racines ou fruits séchés sculptés) dès avant notre ère, ils se généralisèrent au Japon au XVIe siècle. Leur usage disparut au XIXe, avec l'apparition des vêtements occidentaux, munis de poches.

Les Netsuke ont perdu leur origine utilitaire, mais la qualité artistique de certaines de ces miniatures en fait de véritables oeuvres d'art qui sont aujourd'hui recherchées par les collectionneurs d'objets orientaux. Quelques netsuke-shi continuent la tradition en sculptant des statuettes décoratives, plus grandes, appelée "OKIMONO"

Eléonor FABRA PORTAIL s'inspire du savoir faire des netsuke-shi, pour réaliser des sculptures "OKIMONO" afin de faire connaître l'art de ces miniatures assez peu répandu auprès du grand public en Europe. Elle les réalise en résine revêtue d'une pellicule de bronze patiné aux oxydes métalliques.

 

 

 

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