
Michel D'ANASTASIO - Paris, FRANCE
A travers ses oeuvres, Michel D'Anastasio exprime, avant toute chose, un sentiment de générosité, de partage, d'enthousiame, en même temps que le sentiment très intime d'appartenir à la culture maltaise de ses ancêtres. Ile centrale et stratégique de la méditérannée, Malte ne fut pourtant pas épargnée par les invasions, les pillages et l'esclavage qui dissémineèrent parfois son peuple aux quatre coins du globe.
C'est pourtant ses racines jusqu'ici en sommeil que Michel veut faire s'épanouir, par une esquisse, une forme, une couleur, la culture maltaise dont il se sent si proche et à laquelle son univers est depuis son plus jeune âge mystérieusement et passionnément attaché.
Poue s'imprégnier de cette identité culturelle forte, Michel décide de mettre en lumière des poèmes maltais par la magie du signe calligraphique et des pigments qui rappellent les ocres et les couleurs flamboyantes de la terre maltaise. Ainsi, par l'intermédiaire de la toile, Michel traduit une identité culturelle en une identité visuelle, passant simultanément et conjointement du sens à la forme.
De même que la toile vierge prend vie par les mains de l'artiste, les déracinés se sentent vibrer au contact de leur histoire et de leur terre.
C'est de cette transposition, qu'est né le sentiment de vouloir communiquer, partager cette culture qui ne s'arrête pas exculsivement aux frontières géographiques de ce pays mais qui se transmet sans discontinuier d'un coeur à un autre.
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Véritable aboutissement d'une recherche à travers la matière et la forme, les calligraphies de Michel D'Anastasio traduisent toute l'importance qu'il confère au signe et à sa signification intrinsèque.
Grâce à la précision du geste naturel, le signe se libère dans sa confrontation au contraste des couleurs et à la puissance des formes, stabilisateurs spaciaux de ces oeuvres intemporelles.
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Après avoir concrétisé son rêve maltais au travers de ses deux expositions de 2005, Michel s'attèle à présent à un nouveau projet : ouvrir son art à la calligraphie hébraïque. Il s'agit encore une fois de rendre hommage à la branche maternelle de sa famille, juive séfarade chassée d’Espagne en 1492 avant de s’installer sur l’île de Gozo (archipel Maltais).
Ce nouveau projet remonte à août 2004, lors d'un voyage en Israël. À son retour, Michel est tout à la fois bouleversé et comblé par l’amour d’un peuple à l’histoire faite de tradition, d’attachement à sa terre, de souffrances et de fierté.
Michel admire depuis longtemps la lettre hébraïque carrée, notamment au travers des travaux du calligraphe hébraïque Franck LALOU. Lors de son voyage en Israël, son appréhension de la calligraphie hébraïque va encore plus loin : il découvre la lettre cursive, plus vivante, plus libre et plus moderne. L'admiration initiale se meut en une évidente et farouche volonté : maîtriser les contours de l’alphabet hébraïque pour mieux le moderniser à sa guise, comme il l’avait fait auparavant avec l’alphabet latin.
Il commence donc à étudier seul et très assidûment, à raison de plusieurs heures par semaine… Les lettres sont agréables à travailler et Michel ressent les émotions artistiques de ses débuts. Un nouveau monde s’ouvre à lui, avec toute une nouvelle palette de formes et de signes.
Aujourd’hui, Michel prend des cours d’hébreu pour s’imprégner plus encore de cette culture fascinante et pour ressentir plus profondément la signification du signe à naître sous ses doigts.
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Les couleurs : Dès qu'il fut assez à l'aise dans la maîtrise du signe, Michel s'attache à diversifier ses couleurs avec une nouvelle dimension du signe et un apprentissage proportionnel du signe dans l'espace .
La peinture acrylique : Ce fut d'abord de la peinture acrylique, avec des mélanges de couleurs de pigments primaires, à l'aide de pinceaux, rouleaux et drawing gum . Cette peinture est directement créée à base de liants médium et de pigments primaires. Elle permet une grande part de naturel dans la créativité des fonds ( relief, effet de cratères) avec des liants brillants et mats.
Le Coca-pen : Cet outil extraordinaire eut des répercussions importantes sur le travail de Michel. Il s'agit du métal souple, vibrant sur le papier, et faisant glisser l'encre très naturellement... Une grande démarche en somme pour la liberté du signe.. Mais cette apparente liberté est aussi liée à une extrème rigueur du fait de la pointe de la plume sur le papier : cette gestuelle demande en effet une grande dexterité et une forte concentration pour donner vie à chacun des signes transcrits.
Le pigment : Le recours aux pigments permit véritablement à Michel de créer des "contrastes de couleur" : succession de lignes d'applats de pigments primaires, fixés avec du fiel de boeuf, des liants acryliques médiums et mats ainsi que de la gomme arabique. Cette nouvelle technique créative donna lieu à une nouvelle phase de créativité, permettant de créer des ambiances de contraste, des fonds sombres ( très souvent le noir) et des couleurs puissantes : la lumière venant mettre en évidence la stabilité des signes calligraphiques.
La gaze : La est à la base d'une nouvelle technique : le travail de masquage. Le principe en est simple : des signes calligraphiques sont déposés avec du Drawing gum sur une grande feuille de papier. Après sèchage, des morceaux de gaze sont recouverts de peinture et déposés sur la feuille. on recouvre enfin les parties restées non peintes avec une couleur sombre.
Les matières : Les matières de toutes ces calligraphies s'avèrent inatendues lorsqu'on les observe par le biais d'une photo numérique en prise de vue macro : univers lunaire avec des cratères, des montagnes et des reliefs poudreux colorés. Dans le détail, les signes calligraphiques représentent des incises que l'on retrouve sur des calligraphies lapidaires (capitales romaines gravées sur des pierres des monuments romains). C'est ainsi que le relief a fait son apparition dans les oeuvres de Michel. Une autre amélioration consista ensuite dans un travail minutieux sur les aplats de couleurs fortes où se retrouve un style de patine tel qu'il apparaît sur les mirs anciens. Puis Michel s'attela à un nouvel ingrédient : le sable rouge, rammassé loes d'un séjour sur une plage de Gozo, près de Malte. Ce nouvel éllément conféra une dimension mystique inatendue.
Supports : La plupart du temps, le support consiste en une feuille de papier aquarelle 300g/m2 au format 56 x 76 cm. Néanmoins, il peut également s'agit de toiles montées sur châssis.
Feuilles de cuivre dorées : Très récemment, Michel ajouta à ses techniques habituelles la pose de feuilles de cuivre dorées. Elles permettent de faire ressortir la couleur dominante des créations.
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