logo galerie art, Paris

contact

facebook

google+ linkedin tweeter instagram viadeo pinterest horyou  

Galerie Art' et Miss

14 rue Sainte Anastase

75003 PARIS

+33 (0)1 84 17 59 17

artetmiss14@gmail.com


Nikolai BELOUS

Biographie de l'artiste

 

" Inversion " Mars 2011

 

-
  ----
 
 
 
----------
 
 
 
 
 
 
 
 

---------------------------------------------------------------------------------

Nikolai BELOUS , Ukraine

Les œuvres de Nikolai Belous occupent une place particulière dans la peinture ukrainienne moderne post-médiale. Ayant obtenu une formation académique fondamentale  en Europe, il a enseigné à l'université d'art environ huit ans; grâce à cette base, Belous a développé un langage artistique unique, résultat de ses réflexions sur les perspectives possibles de l'art contemporain.
Déjà lors de sa première exposition personnelle, Nikolai Belous s’est présenté comme le maître avec un style artistique unique. Dans la série "La chasse" (2007, Tsekh) il a  utilisé des matériaux vidéo de chasse, qu'il a ensuite transformé  en «cadres» autonomes pittoresques.

Pendant les années suivantes, Nikolai Belous a présenté dans la galerie un certain nombre de projets spectaculaires mêlant l’intérêt envers les œuvres classiques du cinéma d’avant-garde  aux longs métrages et aux documentaires. Il choisit souvent les films des années 1920, et une attention particulière est accordée aux personnages héroïques et aux images qui peuvent révéler le thème des limites de la liberté de l'homme - à la fois sociale et biologique.

Nikolai BELOUS

Belous a élaboré l'idée du projet «L'homme à la caméra » (2008) après avoir vu le film du même titre par Dziga Vertov (1927), où l'essentiel a été filmé à Kiev et était dedié à la vie quotidienne héroique de la nouvelle société. «La Nostalgie pour l'Homme» (2008) est dediée à Che Guevara; les célèbres photos d' Alberto Korda et les pelicules biographiques, où la personalité charasmatique du revolutionnaire était glorifié furent la source de la série.

Nikolai Belous fût le premier artiste a commencer un projet à long-terme à la galerie Tsekh à Zaporozhie avec les présentations annuelles des expositions de la ville. Dans le série «Comment La Ville a Commencé» (2009), l'artiste a utlisé les pedicules de Dziga Vertov et Alexander Dovzhenko faites pendant les années 1920 et 30, propuslé par l'idée de creation. 

Dans le projet "Où est papa? J'ai faim "(2009), le peintre utilise les plans du film" vertical "(2005) d’ Evgeniy Yufit, le directeur néoréaliste russe. Le film, qui a été déclaré par les critiques comme l'une des meilleures réalisations du cinéma soviétique, dès la première projection, est un thriller de science-fiction à propos d’ expériences sur la création d'un nouvel être humain. Dans sa récente série "L'Insoutenable Légèreté de l'Etre» (2009), le peintre fait appel au film tiré du roman de Milan Kundera, tourné en 1988 par Philip Kaufman avec Juliette Binoche dans le rôle principal. C'est un genre de dédicace à l'actrice exceptionnelle que  l'auteur a rencontré pendant l’ouverture de l’exposition de Juliette Binoche dans la galerie Tsekh à Kiev.

La référence de Nikolai Belous au cinéma, déterminée par sa volonté de s'appuyer sur un prototype, un document, conduit naturellement à la production d’une série, une sorte de "storyboard", mais dénuée de toute narration. Le point de départ pour la peinture de Nikolai Belous est la tendance à utiliser et à repenser la composition et la lumière déjà trouvée dans une photo ou un film. La sélection du matériel  est basée sur le principe d'identification des formes les plus généralisées avec la possibilité d' abstraction, le but étant l'image fraîche, expressive et laconique, mais en même temps dépourvue de statique grâce au renforcement de raccourci et de mouvement.

A l’issu d’une longue recherche, Nikolai Belous a trouvé une teinte spécifique qui permet de généraliser l'image et de transmettre une impression de profondeur, évitant complètement la décoration. Un fond noir projette l'image d’une surface plane. En examinant la toile de près, la composition apparaît comme un mélange de taches de tons sourds avec des couleurs lumineuses. A bonne distance, le tout forme une image spatiale. Cet effet est dû au calcul exact de la composition du ton et des taches de couleur, leur saturation et leurs proportions.

La manière individuelle de M. Belous est lerésultatd'une réflexion surles destins dela peinture au XXe siècle.Puresurfaceexpressivecolorée, elle découledeshautes traditions de l'artclassiqueet des découvertesdu siècledernier. Outre le besoin de repenser les méthodes du pop art,  Nikolai Belous inclut dans son système l’expérience picturale de l'art abstrait, en particulier de la peinture américaine des années 50, "peinture dans un  champs de couleurs." La tradition d’hyper-réalisme avec son arrêt de mouvement, sa capture des expressions faciales et des gestes, ses compositions d'encadrement intentionnel, est également importante.

Les œuvres de Nikolai Belous posent la question sur l’actualité de la peinture, la possibilité d'innovation dans le domaine des formes. Le conflit entre la peinture en tant que telle et l'art actuel emmerge inévitablement dans les années 1960. Joseph Kosuth a noté que la question de la nature de l'art peut et doit être posée, mais que c’est impossible pour la peinture. Redéfinition des frontières de l'art, leurs fluctuations anxieuses n'ont rien à voir avec la notion de la technique de peinture et des moyens stables d'expression. En outre, la peinture exige l'observation, par contre l'art actuel se concentre sur la déclaration de ce qui est  immédiatement perçu.

Une surface, une illusion de la réalité peuvent devenir un tableau dans la peinture moderne post-médiale. La mission de l'artiste en tant que témoin de la réalité persiste malgré le fait que la réalité d'aujourd'hui est complètement transformée par un homme, rempli de répliques, de simulacres, et  d'artefacts. On ne peut la toucher, subir l'expérience tactile. L’art aujourd'hui est un moyen de rendre une visibilité à la réalité. Au niveau formel, cela se réalise par le «retour» de la figuration, la réanimation de l’ampleur et des couleurs du «Carré noir» par Kazimir Malevitch - ce manifeste de la fin de la peinture. Au niveau sémantique, il renvoie la vie à la réalité converti par le cinéma en une ombre, un rêve. Cette réalité de cinéma manifesté par la peinture est dépourvue de tout temps défini, l'image combine à la fois lumière et ténèbres, saturation de la couleur pure et de la forme volumétrique.

La peinture actuelle est une transmission d’ idées par une technologie picturale. Elle est née au moment du contact de la déliate perception artistique avec la surface d’un tableau. Elle n'est pas morte, parce qu'elle possède une capacité unique à se réinventer. Elle démontre à plusieurs reprises ses possibilités inépuisables d'être un étalon de l’actualité artistique, de se transformer en un véritable événement d'art sans perdre ses qualités au fil du temps, sans besoin d'interprétation, et, en dépit d’un langage de plus en plus complexe, en fournissant une occasion de revivre encore et encore.

Nikolai Belous a développé un langage artistique concis - généralement adéquat à l'art contemporain – c’est simplement, la perception globale instantanée, couleurs vives et lumineuses. Mais en même temps ses «cadres» picturaux se réfèrent à la fonction de l'art la plus importante, la fonction originelle - examiner, scruter, attirer l'attention, et donc se trouver sous l’influence d’une émotion artistique véritable.

Oksana Barshynova,

Historienne de l’art

Nikolai BELOUS , Ukraine

The works of Nikolai Belous holds a special place in modern post-medial  Ukranian art. Having received a formal education in Europe, he taught at the university of art for 8 years; because of this base, Belous developed a unique artistic language resulting in his reflection on the possible perspectives of contemporary art. Already having his first solo exposition, Nikolai Belous presents like a master of a unique artistic style. In his series “The Hunt” (2007, TSEKH) he used video material of hunting, which was later transformed by the artist into stand-alone “frames”.

During the next several years, Nikolai Belous showed in the gallery a number of spectacular works that married an interest towards Classical art with avant-garde cinema, both feature films and documentaries. He often chooses films from the 1920s and pays special attention to heroic characters and to the images that can reveal the theme of the limits of man’s freedom- both social and biological.

Nikolai BELOUS

Belous conceived the idea of the project "Man with a movie camera" (2008) after seeing Dziga Vertov’s film by the same title (1927), the greater part of which was shot in Kiev and was devoted to the heroic everyday life of the new society. "Nostalgia for a Man" (2008) is devoted to Che Guevara; well-known pictures of Alberto Korda and biographic newsreel, where the charismatic personality of revolutionary was glorified, were the source of this series.

Nikolay Belous was the first artist who opened a long-term project of the TSEKH gallery in Zaporozhie with annual presentations of exhibitions about the city. In the series “How the city began” (2009) the artist used the newsreel Dziga Vertov and Aleksandr Dovzhenko made during the 1920s and 30s, propelled by the idea of creation.

In a project “Where is daddy? I’m hungry” (2009), the painter used shots from the film “Upright” (2005) by Evgeniy Yufit, the neorealist Russian director. The film, which was awarded by critics as one among the best achievements of the soviet cinema immediately after the first screening, is a science fiction thriller about experiments on creation of a new human. His recent series “Unbearable Lightness of Being” (2010) appeals to the film based on Milan Kundera’s novel, directed in 1988 by Philip Kaufman and featuring Juliette Binoche. It is an original tribute to the exceptional actress who the artist met during the opening of her own exhibition in the TSEKH gallery in Kiev.

Nikolai Belous’ appeal to cinema, due to his desire to rely upon a prototype, a document, naturally drove the production of a series of “storyboards”, but deprived of a total narrative. The starting point of Nikolai Belous’ paintings is the tendency to use and to rethink the composition and light that can already be found in a photo or film. The selection of materials is based on the principle of identifying the most general forms with the possibility of abstraction, so that the aim is a fresh image, expressive and logical, but at the same tile without static thanks to a reinforcement of angles and movement.

After a long search, Nikolai Belous found a specific color palate that allowed for the generalization of the image and to relate a depth of feeling, while completely avoiding decoration. A black background pushes the image away from the canvas. In examining the canvas close up, the composition appears to be a mix of dull toned and brightly colored spots. From a distance, they form an image. This effect is due to the calculation of the composition of colors and their saturation and proportions.

This personal invention of his own language became for Belous is the result of a reflection on the fates of paintings of the 20th century. A pure surface expressively colored, it is connected to the high traditions of Classical art and the discoveries of the last century. Aside from the need to review the techniques of pop art, Nikolai Belous includes in his system the experience of abstract art, in particularly American painting from the 50s- “painting in a field of colors.”  In the tradition of hyper-realism with its stopping of motion, his capture of facial expressions and movement, his intentional composition of scenes, is just as important.

The work of Nikolai Belous raises the question of the actuality of the painting, the possibility of innovation in the way of forms. The conflict between painting itself and actual art arose inevitably in the early 1960s. Joseph Kosuth noted the question of the nature of art can and must be asked, but it is impossible for the painting. Redefining the boundaries of art, the anxious fluctuations have nothing to do with the notion of painting technique and the means of stable expression. Besides, the painting begs the observation; in contrast, real art is concerned with the declaration of what is immediately perceived.

In contemporary post-medial painting a plane surface, an illusion, and virtual reality can become a work of art. The artist’s mission to be a witness to reality remains intact despite the fact that today’s reality itself has been completely transformed by human and filled with shadows, simulacra, and virtual artifacts. This reality cannot be experienced in matters of tactile experience. Painting today is a means of making reality visible.  At the formal level, it happens in the works of Nikolai Belous as a “return” of figurativeness, revival of dimensions, and colors from the flatness of Kazimin Malevich’s “Black square”- the manifested end of painting. At the semantic level, the artist brings back to life a reality turned by cinematography into a shadow, a dream. Cinematographic reality revealed in the paintings is devoid of definite time, the image unites light and darkness, saturation with pure color and three-dimensionality of shapes.

The actual painting is a transmission of ideas by a visual technology. It is born the moment of the artist’s perception makes contact with the surface of the painting. It’s not dead because it possesses the unique capacity to reinvent itself. It has demonstrated a number of times the inexhaustibility of possibilities of being a criterion of the actuality of art, to transform into a veritable artistic event without losing the qualities over the course of time, without a need for interpretation, and, despite a language more and more complex, providing an occasion to be revived again and again. 

Nikolai Belous has developed a concise artistic language- generally adequate in contemporary art- that is, simply, the instant global perception, bright and lively colors. But at the same time, these visual “frames” refer to the most important function of art, the original function- to examine, to observe, to pay attention, and, so, to find under the influence a veritable artistic emotion.

Oksana Barshinova

Art historian

Nikolai BELOUS , Ukraine

 

 

Nikolai BELOUS

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

© 2003 / 2015 Gallery Art Paris - Galerie Art' et Miss