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Galerie Art' et Miss

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Marie-Pierre FONTAINE

Biographie de l'artiste

 

Art, lumière et spiritualité : juin 2009

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Les petits formats - Novembre 2011

 

   
   
   
   
   

 

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Marie-Pierre Fontaine
Les œuvres que crée Marie-Pierre Fontaine se rattachent à ce qu’on appelle l’art singulier. Elle a élaboré ses précédentes séries des Madones, des Chiens assis et des Spiderman, à partir de petites composantes « ready-made » ramassées ça et là et en toutes occasions. Dans cette nouvelle série des Galéjades, elle poursuit la démarche entamée sur les deux dernières séries, celle des Chiens assis et des Spiderman, dont la base constituante des oeuvres était un de ces animaux « de compagnie » en plâtre des années cinquante – berger allemand, lévrier, panthère, lion rugissant – qui ornaient les dessus de buffet ou montaient la garde dans l’entrée ou à côté de la cheminée. Elle se les était réappropriées pleinement par le biais d’un travail méticuleux de peinture et de vernis qui en transfigurait la composante proprement décorative et la consonance domestique pour en faire un objet d’art à part entière faisant appel à un imaginaire collectif tout autre, comme celui de la bande dessinée américaine du milieu du siècle dernier.

Marie-Pierre Fontaine

La série des Galéjades met également en œuvre des animaux « tout faits » ou fabriqués de toutes pièces mais ceux-ci se distancient cependant nettement de la typologie des animaux précédents: les oeuvres sont construites à partir d’un bestiaire qui répond d’une autre définition du « familier » et du « domestique » et qui ne relève plus non plus du registre du kitsch. C’est qu’à la base de cette série il y a en effet une rencontre, placée sous le signe du choc et de la fascination, de Marie-Pierre Fontaine avec les oeuvres de l’Ecole de Nancy, et plus particulièrement celles de son fondateur et inspirateur, Emile Gallé. Ces oeuvres de l’Art Nouveau mettent en scène un registre animalier extrêmement diversifié et anatomiquement précis et juste, qui procédait d’une curiosité toute personnelle et spécifique des artistes (celle de la botanique et du monde des insectes chez Gallé, par exemple) et qui leur offrait en retour nombre de possibilités d’exploration formelle. C’est en reprenant cette voie de l’observation et de la reproduction précise de la nature, de concert avec une recherche plastique poussée, que Marie-Pierre Fontaine conçoit et élabore sa série en cours des Galéjades, une série dont le nom fait justement référence à Gallé et sa réinterprétation particulière de la mimésis, transfigurée en puissance décorative plutôt que reproductive. Comme les artistes de l’Art nouveau, elle a commencé à privilégier les figures animalières faisant partie d’un environnement familier et domestique « doux » – lapin, chat, libellule – ou bien carrément identifiées comme exotiques, tel l’éléphant et le phoque, ou encore ces bêtes très belles et repoussantes à la fois – crapaud scarabée, poulpe, hanneton. Plus profondément, cette fréquentation assidue avec les œuvres de l’Art Nouveau l’a obligée à reconsidérer la question du « décoratif », cet ennemi juré du Beau dans la conception du « grand art », jusqu’à l’Art Nouveau justement. Elle a été amenée à repenser son intervention sur les plâtres animaliers trouvés, de manière à travailler à la façon de Gallé – avec ce que cela implique de précision anatomique, de coloris majestueux, de légèreté, de beau et de décoratif parfaitement mêlés –, la difficulté majeure étant d’approcher toutes ces qualités initialement obtenues à même des objets en pâte de verre en travaillant sur de simples plâtres récupérés. Les Galéjades présentées dans cette exposition nous montrent bien la capacité de Marie-Pierre Fontaine a opérer cette transposition de divers principes esthétiques de l’Art Nouveau dans sa propre démarche sans altérer en rien sa conception d’un décoratif ludique et foisonnant, telle celle qui a jusqu’alors animé toutes ses séries et qui repose sur un imaginaire très particulier, évoquant parfois celui d’Alice, de Lewis Carrol.

 

 

 



 

 

 

 

 

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